La rentrée littéraire numérique

Rentrée littéraire : pourquoi l’ebook s’embourbe en France

« Jamais rentrée littéraire n’aura été si numérique. Cet automne, la quasi-totalité des 555 œuvres lancées en librairie devrait aussi sortir en version e-book. En 2011, seuls 40 % des publications étaient concernées.

Comme le souligne Stéphane Aznar, directeur des éditions Harlequin, «c’est la poule et l’œuf: si le marché n’est pas prêt, c’est parce qu’il n’y a pas d’offre et s’il n’y a pas d’offre, il n’y a pas de marché.»

Harlequin a su mettre à profit cette flexibilité du numérique, qui représente 10 % de son chiffre d’affaires. Sa recette? Faire varier les prix en fonction de la longueur du texte – plus c’est court, moins c’est cher, de 99 centimes à 15 euros, et multiplier les offres d’essai gratuit.

Jean-François Gayrard, ex-éditeur papier fondateur de Numeriklivres, voit là une excuse pour ne pas remettre en question «l’économie de l’emballage» que le numérique, en recentrant le livre sur le contenu et non le contenant, serait en train de bousculer. «Il faut pousser l’e-book à se lancer parce qu’il va permettre à la lecture de reprendre sa place dans une société plongée sur les écrans», estime-t-il. »

Le Figaro,  

Maud Serrière 

 

 

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