L’Open Access Week, et après ?

Cette année, l’Open Access Week investissait à nouveau Lyon. Deux journées de réflexion ont été organisées. Une à la bibliothèque universitaire de l’Institut National des Sciences Appliquées le vendredi 16 octobre autour de la problématique des données de la recherche, et une autre à la Maison Internationale des Langues et des Cultures le jeudi 22 octobre sur la problématique des savoirs scientifiques diffusés dans des revues de libre accès en sciences humaines et sociales. Ces deux cycles de conférence ont permis de s’interroger sur des problématiques convergentes.

Les données de la recherche aujourd’hui sont au cœur de nouvelles problématiques, d’analyse, de conservation… d’autant plus quand des centres de calcul produisent des peta octects de données. La planification du traitement des données devient un enjeu crucial. Les services proposés par des bibliothécaires spécialisés, comme ceux de l’Epfl, rencontrent un succès qui témoigne de l’actualité de cet enjeu. La conception d’une plateforme collaborative d’enrichissement des données, comme SyMoGih pour les historiens, permet d’affiner les résultats de recherche de terrain. Un accès aisé pour les utilisateurs est ensuite essentiel, notamment par le biais de portails dédiés.

Le libre accès accentue les interrogations éditoriales, techniques et économiques notamment dans les revues de SHS. Après plus de années d’existence, la revue Chrétiens et Sociétés a opéré une transition réussie vers le numérique qui lui permet d’atteindre un auditoire plus vaste. De nombreux acteurs tentent de faciliter cette transition. C’est le cas du Pôle éditorial numérique de l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Des revues nativement numériques, telles qu’Inter Pares, se dotent d’un processus de validation scientifique similaire aux revues papiers. Des plateformes comme Persée ou OpenEdition offrent des services complémentaires donnant accès aux archives ou aux numéros récents de ces revues.

Ces deux jours ont permis d’observer des projets qui prennent de plus en plus d’ampleur, qui gagnent un soutien croissant et qui développent des systèmes économiques alternatifs au tout abonnement. Ce mouvement bénéficie toute l’année à des milliers d’utilisateurs et/ou chercheurs et il fait l’objet d’un projet de loi qui fait débat dans la société civile.

F. Blanchard

in Veille  

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